Compte-rendu du concert du 8 février 2003.

la play-liste ... de rêve !!
plus de TROIS heures de musique !

Eleventh earl of mar
One for the vine
Down and out
Burning rope
Behind the lines
Duchess
Turn it on again
Duke's travel
Duke's end
---
Watcher of the skies
Fountain of Samlacis
In the cage
Carpet crawl
Firth of fifth
Supper's ready
Cinema show / Colony of Slipperman / Afterglow
---
The lamb lies down on Broadway / Musical box
Los endos
The knife
I know what I like

quelques photos pour commencer ...

et plus bas, le compte-rendu de mon ami Olivier DELOOZ !

   

Comme souvent, c'est avec Piero que je prends la route de ma salle préférée.
Rien de tel pour ne pas voir passer la route et pour apprendre quelques
potins sur le prog, le prog et le prog. Je me répète ? C'est normal ! Nous
profitons du trajet pour écouter un bootleg d'un concert de Genesis
enregistré en 1980. C'est de circonstance puisque In the Cage annonce
couvrir la période 1970-1980 de la légende. Les mauvaises langues diront
qu'il n'y en a pas d'autres ...

Nous arrivons à un 22h bien tassé et surprise pour moi, il me semble qu'il y
a bien beaucoup de monde. Piero, lui, cela ne l'étonne pas du tout. Les
covers de Genesis ont toujours eu la cote, me dit-il, chez Francis et
ailleurs. De fait, nous devons presque garer la voiture à Houte-si-Plou.

Comme d'hab, je prends place à coté des 3 marches qui mènent à la scène.
Un coup d'oeil derrière moi pour constater
qu'effectivement la salle est bondée, tout comme l'escalier qui conduit à
l'étage. Francis doit être tout sourire.

Le maître des lieux nous annonce d'emblée la couleur : le show sera séparé
en deux parties, la première pour la période Phil, la seconde Peter.
L'accueil de cette info en dit long sur comment est considéré le quand même
génial batteur par les fans de la première heure. Mais c'est un autre débat.

22h30. Voilà le band qui entre sur scène dans une certaine indifférence, à
part les deux premiers rangs qui se forcent à les accueillir avec un peu de
chaleur. Ils sont cinq à prendre leur place, tout de blanc vêtus. Shaun
Hunt, le bassiste, enfile difficilement sa Shergold à deux manches.Patrick
Heron, le guitariste, le suit avec sa Gibson Les Paul "comme Steve" et le
chanteur Trevor Garrard se place au centre. Mark Jordan, le batteur,
s'assied derrière son kit Pearl en retrait et Mark Rae ajuste son siège aux
claviers à droite, comme d'hab au Spirit . (enfin presque). Et ils ouvrent
les hostilités avec Eleventh Earl of Mar. D'emblée, on sent que quelque
chose ne va pas. Les musiciens ne semblent pas jouer ensemble. C'est
flagrant dans l'introduction où Patrick Heron ponctue de quelques sonorités
la ligne des claviers. Le morceau se termine sur un sentiment de peut mieux
faire. Nous apprendrons par la suite de la bouche de Shaun qu'il n'avait pas
de retour pendant la première partie. En outre, le groupe n'interprète les
morceaux de cette période que depuis peu. Ceci explique cela. A revoir donc
dans d'autres circonstances.

S'enchaînent ensuite One for the Vine, Down and Out, Burning Rope, la suite
Behind the LInes-Duchess, le dispensable Turn It On Again et le splendide
instrumental qui ponctue Duke. Nous avons d'ailleurs l'occasion la dextérité
du batteur et son extrême fidélité à la partition originale. Mais c'est donc
avec un sentiment mitigé que le groupe prend congé de nous une première
fois.

J'en profite pour rejoindre Piero et Gilles qui sont en train de siroter
leur blanche près de l'entrée. Apparemment, ils partagent les mêmes sentiments
que moi. De plus, il y a le regret que A Trick of the Tail ait été
totalement ignoré lors de ce set (le mal sera un tout petit peu réparé en
fin de concert, mais vraiment un tout petit peu)

Nous sommes encore à discuter que le groupe revient sur scène. En fait, du
groupe manque le chanteur. L'intro démarre. Pas de doute, c'est Watcher of
the Skies. Arrive alors l'observateur des cieux, en fait Trevor, le visage
masqué, avec des ailes de chauve-souris, et tout de suite là, la sauce
prend. C'est pas possible. On nous les a changés. Je n'avais jamais vu
Genesis sur scène avant '81 mais l'interprétation de Trevor et ses potes
n'est sans aucun doute pas éloignée de l'originale. Quelle claque ! En fait,
non seulement Shaun a enfin son retour, mais
Francis a aussi un peu (!) poussé les claviers à la table de mixage et le
résultat est là ! Mark Rae assure derrière ses synthés !

S'ensuivent Fountain of Salmacis, In the Cage (avec Trevor, la tête dans une
cage noire du plus bel effet), Carpet Crawl et Firth of Fifth. L'ambiance
dans la salle monte. Tout comme le groupe, l'audience a trouvé ses marques
et participe de plus en plus à ce qui devient une fête, que dis-je, une
communion. Et puis le groupe annonce LE titre que tout le monde attendait :
Supper's Ready. Et il n'y a pas que le souper qui est prêt. Aux premières
mesures, nous chantons, non, nous hurlons "Walking across the sitting room"
avec Trevor. Le fermier et sa ferme, le pompier et son feu, bang, bang,
bang. A flower ?, questionne-t-il avant de s'éclipser en coulisse. La salle
reprend : A Flower ! A Flower ! A Flower ! avant Que Trevor ne revienne la
tête au centre d'une marguerite jaune. Et c'est reparti. Papillons,
mouchettes, Winston Churchill, .... Un coup de sifflet ? ALL CHANGE,
hurlons-nous. Et notre corps aussi fond jusqu'à la musique introduise une
atmosphère étrange prémice d'apocalypse. Les deux Mark s'en donnent à coeur
joie dans le long solo d'orgue Hammond. La musique se calme, nous aussi,
aussi sur qu'un oeuf est un oeuf. 25 minutes de pur bonheur. Nous acclamons
les musiciens pour leur brillante interprétation.
Nous en profitons pour gagner l'avant de la salle. Au grand soulagement de
Francis, qui en avait plein les oreilles de notre enthousiasme bruyant (mais
musical). Et le groupe termine la deuxième partie en enfilant Cinema Show,
Colony of Slippermen et Afterglow, toujours repris en écho par la salle.
Salve nourrie d'applaudissements à la fin de la dernière note. Encore,
encore, encore !
Le groupe revient pour The Lamb suivi du final de Musical Box, comme sur
Seconds Out. And the Lamb ... Lies down ... On Broooooadwaaaay. Nous
marquons chaque bout de phrase de poings levés vers l'avant, qui
atterrissent à chaque fois dans le dos d'un grand Anglais qui occupe
stoîquement le premier rang avec sa chemise à carreaux rouges. Le flegme
britannique n'est pas une légende, même s'il s'éclipsera discrètement, une
fois le morceau terminé. C'est une femme (pas l'anglais), elle a le temps,
elle écarte ses cheveux et nous sommes au bord de l'extase. Pourquoi ne me
touches-tu pas maintenant ? C'est fait ! Et en plein là où on a les poils
qui se dressent ! Suit Los Endos, où Mark Jordan se livre à un duel de
batterie à lui-même. Phil et Chester réunis ! Finis ? Ça va nin ? Tu veux un
coup de couteau ? Oui, le voilà. The Knife. Et nous repartons à l'assaut du
premier rang qui s'écarte devant notre fougue. Et nous serons admiratifs
quand Gilles accompagnera succinctement le groupe à l'invite de Trevor (par
respect pour le Dr Prog, Fred et moi déclinerons). Et là c'est fini, non ?
Il est une heure et temps de dîner. Bin justement ! Pour faire plaisir à
Piero, le groupe termine sa prestation avec un I Know what I Like de plus de
10 minutes.
Et là malheureusement, c'est définitivement fini. Mais nous sommes repus.
Force est de constater que Trevor et sa bande nous ont gavés de plus de
TROIS heures de la musique que nous aimons. D'aucuns réprouveront la
démarche. Les autres, comme moi, reviendront pour revoir sur scène
Regenesis, Musical Box et dorénavant In The Cage qui, malgré les
imperfections vite oubliées du début, font aussi partie des très bons covers
de Genesis. Merci les gars !


Olivier DELOOZ